Pro Petri Sede

  • Bienvenue
    • Objectifs
    • Au service du Pape : notre revue
    • Qui est qui ?
      • Comité de direction
      • Belgique néerlandophone
      • Belgique francophone
      • Grand-Duché de Luxembourg
      • Pays-Bas
    • Dons pour le Pape
    • Pèlerinages à Rome
      • Pèlerinage 2020
      • Pèlerinage 2023
      • Pèlerinage 2026
    • Prière pour le pape Léon XIV
    • Les 150 ans de PPS
      • 150 ans (3) – Parade des Zouaves pontificaux
      • 150 ans (2) – Tambours, fifres et Marche pontificale
      • 150 ans (1) – Homélie du cardinal Mamberti
      • Les 150 ans de Pro Petri Sede expliqués à la radio 1RCF
        • 150 ans – Le cardinal Mamberti envoyé spécial du Pape
        • 150 ans (+1) pour Pro Petri Sede – Invitation
        • 150 ans – CathoBel raconte l’histoire de Pro Petri Sede
  • Actualité du Pape et du Saint-Siège
  • Magistère
    • Encycliques pontificales
    • Exhortations apostoliques
  • À la une
  • Agenda
  • Contact

Écho de la conférence de Mgr Athénagoras Peckstadt sur les défis contemporains de l’Église orthodoxe

Le dimanche 19 octobre 2025, à la basilique nationale du Sacré-Coeur à Koekelberg (Bruxelles), les sections du Brabant flamand, du Brabant wallon et de Bruxelles se sont réunies autour d’une conférence commune sur l’Église orthodoxe, donnée par sa béatitude Monseigneur Athénagoras Peckstadt, Métropolite de Belgique et Exarque pour les Pays-Bas et le Luxembourg.

L’après-midi commença par l’adoration du Saint-Sacrement et des reliques de saint Jean-Paul II devant l’autel dédié aux zouaves pontificaux. Après ce moment de recueillement eut lieu la messe dominicale présidée par le Père Sébastien Dehorter devant une assemblée recueillie.

À 16h, eut lieu la conférence dans la crypte de la Basilique.

Les Présidents des sections bruxelloise et du Brabant flamand, Maîtres Bosteels et Bruyninckx accueillirent les participants et introduisirent l’orateur du jour.

Cette conférence se déroula dans une atmosphère conviviale avec une quarantaine de participants, autour de la présentation de l’Église orthodoxe et de ses défis, par le Métropolite de Belgique.

Celui-ci aborda en détail les six grands défis auxquels doit faire face l’Église orthodoxe.

1°) Le désir de l’unité visible des chrétiens

L’orthodoxie ne recherche pas une unité administrative, mais une communion dans la vérité fondée sur la foi et les sacrements. Cette unité ne se construit pas dans la diplomatie ou la politique religieuse, mais bien dans la prière, la charité et la fidélité à la vérité. Elle demande humilité, patience et écoute mutuelle. Elle n’abolit pas les différences, mais les transforme en communion.

2°) L’unité interne de l’Église orthodoxe

Les relations entre le patriarcat œcuménique de Constantinople et le patriarcat de Moscou ont été éprouvées. Des désaccords autour de l’autocéphalie et de l’Église d’Ukraine, reconnue par le Patriarcat œcuménique en 2019, ont provoqué une fracture douloureuse dans la communion orthodoxe.

Cette histoire récente de l’Église montre que les divisions internes, souvent amplifiées par les intérêts politiques ou nationalistes, fragilisent le témoignage de l’orthodoxie au monde.

L’appel aujourd’hui est de retrouver l’unité de l’amour, non pas une unité de façade, ni une unité de compromis, mais une unité enracinée dans la vérité et transfigurée par la miséricorde.

Elle se construit jour après jour, dans la fidélité, dans l’humilité, dans le service.

3°) Les grands défis éthiques et anthropologiques

Nous sommes confrontés aujourd’hui à l’euthanasie, à la manipulation du patrimoine génétique, la marchandisation et même la transformation du corps humain, ou encore les idéologies qui brûlent la compréhension chrétienne de la sexualité et de la famille.

Face à cela, la réponse de l’Église ne peut être ni le silence, ni la condamnation, mais bien au contraire un témoignage de vérité dans l’amour. L’orthodoxie ne dit pas simplement « cela est interdit », elle dit « cela ne conduit pas à la vie ».

Car tout ce que l’Église enseigne découle d’un unique principe : la vocation de l’homme à la communion avec Dieu. Tout ce qui altère cette communion, par l’égoïsme, la peur, la domination, la violence, éloigne l’Homme de son image véritable. Le Christ est venu pour rétablir cette communion blessée. Le rôle du prêtre, du confesseur, du théologien, n’est pas d’imposer, mais de guider, d’éclairer, de conduire à la liberté des enfants de Dieu.

Les défis éthiques contemporains ne sont pas seulement des sujets de société, mais ils révèlent une crise spirituelle. L’Homme moderne a oublié qu’il est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu et quand l’Homme oublie Dieu, il finit par se perdre lui-même.

4°) Le danger du nationalisme et de l’ethno phylétisme

Parmi les grands défis auxquels l’Église orthodoxe doit faire face aujourd’hui, il y a le nationalisme ecclésiastique, que les pères ont appelé ethno phylétisme. L’ethno phylétisme consiste à subordonner la foi à l’identité nationale, à faire de la nation ou de la culture, le critère de la vie ecclésiale.

Déjà en 1872, le concile de Constantinople a condamné cette dérive et déclaré l’ethno phylétisme comme étant une hérésie, car il brise l’universalité du corps du Christ. L’Église n’est pas grecque, russe, roumaine ou serbe, elle est catholique, au sens plein du terme, c’est-à-dire universelle. Elle transcende toutes les frontières, toutes les langues, toutes les cultures.

Aujourd’hui, dans certains contextes, l’orthodoxie a été instrumentalisée à des fins politiques. Le Métropolite Jean Zizioulas proposait la voie de la catholicité vécue localement : « Chaque église locale rassemblée autour de son évêque est pleinement l’Église du Christ, mais elle n’est jamais une Église isolée. Elle vit en communion avec toutes les autres, comme les membres d’un même corps ».

Monseigneur Peckstadt nous invite donc à voir nos différences non comme des frontières, mais comme des dons. L’unité de l’orthodoxie ne sera pas uniformité, mais harmonie et cette harmonie ne peut naître que de la charité.

5°) La sécularisation et la perte du sens du sacré

La société moderne, marquée par le progrès scientifique et le matérialisme pratique, a relégué la foi au domaine du privé, du subjectif, voire du folklore. C’est ce que Monseigneur Peckstadt appelle la sécularisation : la perte du sens de la présence de Dieu dans la vie quotidienne. Le plus grand danger de notre époque n’est pas l’athéisme, mais l’habitude de vivre comme si Dieu n’existait pas, disait le Métropolite Jean Zizioulas.

L’orateur nous rappelle que l’orthodoxie a toujours répondu à la sécularisation, non par la peur, mais par la sainteté ; les deux grandes forces de renouveau dans leur tradition ont toujours été la liturgie et le monachisme.

La sécularisation n’est pas une fatalité, mais elle constitue un appel à la conversion du regard, par le témoignage d’une foi vivante, joyeuse et cohérente. Par des communautés où la liturgie est belle, profonde et brillante et par une catéchèse qui initie non seulement à la doctrine, mais à la vie spirituelle, et surtout par des chrétiens qui incarnent la présence du Christ dans leur vie ordinaire, au travail, dans la famille, dans la société.

6°) Les jeunes et la redécouverte de la foi

Il existe un signe d’espérance qui illumine notre temps : c’est le retour de nombreux jeunes vers la foi, qui viennent souvent de milieux agnostiques, parfois indifférents et même hostiles à la religion. Ces jeunes veulent qu’on leur montre la foi. Ils sont sensibles à la beauté et à l’authenticité, à la cohérence. C’est là que se trouve la responsabilité de la religion chrétienne : leur offrir non pas des discours, mais des témoins.

L’Église orthodoxe, grâce à la richesse de sa tradition spirituelle, possède des trésors inépuisables pour nourrir cette quête : la beauté de la liturgie, la sagesse des pères, la vie monastique et la prière du cœur qui apprend à habiter le silence.

Il faut accompagner ces jeunes dans leur cheminement. Beaucoup d’entre eux viennent blessés, désorientés. Ils ont besoin d’écoute, de patience et de tendresse ; l’Église doit être pour eux une maison, non un tribunal, une mère, non un juge. C’est à travers cette nouvelle génération que le Christ renouvelle sans cesse son Église. Si nous savons les aimer, les écouter et leur confier des responsabilités, ils deviendront les artisans du renouveau spirituel de demain.

En conclusion, le Métropolite, tout en constatant que ces défis peuvent sembler immenses et même décourageants, se réfère à l’histoire de l’Église qui nous enseigne que c’est souvent dans les périodes de crise que l’Esprit Saint agit le plus puissamment. La crise dans le sens chrétien n’est pas seulement un drame, c’est un moment de discernement, un kairos de Dieu.

L’avenir de l’orthodoxie dépendra de sa capacité à redécouvrir l’eucharistie comme principe de toute théologie et de toute vie, comme disait le Métropolite Jean Zizioulas.

♠♠♠♠♠

Après ce brillant exposé empreint de spiritualité, les participants eurent l’occasion de poser de nombreuses questions, tant en français qu’en néerlandais. Il s’ensuivit une réception conviviale qui clôtura cette belle journée de rencontre.

Jean-Louis Bosteels et Kevin Woolmore

Partager :

  • Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer
  • Email a link to a friend(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail
  • Share on Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Share on X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
  • Share on WhatsApp(ouvre dans une nouvelle fenêtre) WhatsApp
  • Share on LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn

WordPress:

J'aime chargement…
  • anne-elisabeth
  • 29 novembre 20251 décembre 2025
  • Rencontres PPS
Écho de la conférence de Mgr Athénagoras Peckstadt sur les défis contemporains de l’Église orthodoxe, Le danger du nationalisme et de l’ethno phylétisme, Métropolite Jean Zizioulas, Mgr Peckstadt invité par PPS

Laissez-nous votre commentaire !Annuler la réponse.

Nos derniers articles

  • Au service du Pape : notre revue pour avril à juin 2026
  • L’héritage que le pape François nous a laissé – Cardinal Jozef De Kesel – 19 avril 2026
  • Léon XIV : soutenir le Pape pour « dire la vérité et dénoncer l’injustice »
  • En route pour Rome !
  • Jürgen Mettepenningen est nommé assistant personnel de Mgr Terlinden

Sujets de nos articles

Suivez l'actualité de ce site

Indiquez votre adresse email pour vous abonner : vous recevrez un message à la parution de chaque nouvel article.

Rejoignez les 1 796 autres abonnés

Je cherche…

Prions pour le Pape !

PPS & Facebook

PPS & Facebook

Pèlerinage à Rome 2026

Église catholique

  • Basilique de Koekelberg
  • CathoBel
  • Le Vatican et le Saint-Siège

Institutions amies à Rome

  • Campo Santo Teutonico
  • Friezenkerk
  • Saint-Julien-des-Flamands
  • Saint-Louis-des-Français
  • Santa Maria dell'Anima

Médias catholiques

  • Aleteia
  • CathoBel
  • KTO TV
  • RCF
  • Vatican News - FR

Visites chrétiennes de Rome

  • Blanche Bauchau
  • Via Romana

Choisissez votre langue

  • Nederlands
  • Français

Agenda

Suivez-nous sur Facebook !

Pro Petri Sede vzw - asbl

address Oorloge 7
BE - 9660 BRAKEL

KBO - BCE BE 0422 080 058
address web@propetrisede.org

Suivez l'actualité de ce site

Indiquez votre adresse email pour vous abonner : vous recevrez un message à la parution de chaque nouvel article.

Rejoignez les 1 796 autres abonnés

Ambassades

  • België > Italië
  • België > Vaticaan
  • Belgique > Italie
  • Belgique > Vatican
  • Luxemb(o)urg > Italië
  • Nederland > Italië
  • Nederland > Vaticaan

Copyright © All Rights Reserved.

 

Chargement des commentaires…
 

    %d
      • Bienvenue
        • Objectifs
        • Au service du Pape : notre revue
        • Qui est qui ?
          • Comité de direction
          • Belgique néerlandophone
          • Belgique francophone
          • Grand-Duché de Luxembourg
          • Pays-Bas
        • Dons pour le Pape
        • Pèlerinages à Rome
          • Pèlerinage 2020
          • Pèlerinage 2023
          • Pèlerinage 2026
        • Prière pour le pape Léon XIV
        • Les 150 ans de PPS
          • 150 ans (3) – Parade des Zouaves pontificaux
          • 150 ans (2) – Tambours, fifres et Marche pontificale
          • 150 ans (1) – Homélie du cardinal Mamberti
          • Les 150 ans de Pro Petri Sede expliqués à la radio 1RCF
            • 150 ans – Le cardinal Mamberti envoyé spécial du Pape
            • 150 ans (+1) pour Pro Petri Sede – Invitation
            • 150 ans – CathoBel raconte l’histoire de Pro Petri Sede
      • Actualité du Pape et du Saint-Siège
      • Magistère
        • Encycliques pontificales
        • Exhortations apostoliques
      • À la une
      • Agenda
      • Contact